Une étude américaine a révélé une approche innovante pour améliorer le diagnostic de l'autisme : l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) de diffusion. L’IRM de diffusion permet de mesurer la diffusion moléculaire dans les tissus biologiques, autrement dit d’observer comment l’eau se déplace dans le cerveau et interagit avec les membranes cellulaires. Cette technique a aidé les chercheurs de l’Université de Virginie, aux Etats-Unis, à développer des modèles mathématiques de microstructures cérébrales qui ont permis d’identifier les différences structurelles dans le cerveau des personnes autistes. Des différences qui étaient « directement liées aux scores des participants sur le questionnaire de communication sociale, un outil clinique pour diagnostiquer l'autisme », selon l'étude.
C’est, selon les chercheurs, une histoire de « conductivité électrochimique des neurones » et de « leur capacité à transporter l’information à travers le cerveau ». « Ce que nous voyons, c'est qu'il y a, dans le cerveau des personnes autistes, une différence dans le diamètre des composants microstructuraux qui peut les amener à conduire l'électricité plus lentement », explique le neuroscientifique Benjamin Newman, auteur principal de l’étude. « C’est la structure même qui détermine comment le cerveau fonctionne ».
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash