Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université américaine de Princeton vient de montrer que, sans les effets de la végétation et des forêts, les émissions de carbone dans l'atmosphère auraient été augmentées de 186 à 192 gigatonnes depuis 1950.
Il faut rappeler que les forêts constituent, après les océans, le principal "puits de carbone" qui permet de piéger et de stocker le CO2 dans les végétaux et dans les sols. L'étude souligne que, sans les effets de la végétation, la concentration de CO2 dans l'atmosphère terrestre depuis le début de la révolution industrielle aurait augmenté, non pas de 115 ppm comme cela a été constaté, mais de 200 ppm.
Cet effet d'amortissement de la végétation et des forêts aurait donc permis, d'après ces travaux, une réduction de 75 % du rythme d'augmentation des émissions globales de CO2 dans l'atmosphère. En termes de températures, cela s'est traduit par une diminution de 0,3°C du réchauffement climatique mondial.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash