Le fabricant de véhicules électriques Tesla Motors vient d'annoncer qu'il commercialisera, d'ici 2016, une voiture à "conduite autonome". Dans ce nouveau type de véhicule, le conducteur pourra confier 90 % du contrôle au système informatique.
Tesla précise que son véhicule n'aura recours qu'à des technologies "maison", développées par ses services de recherche. La stratégie industrielle et commerciale de Tesla vise à s'imposer d'ici cinq ans sur le créneau des véhicules à large autonomie, sans attendre l'arrivée sur le marché de voitures entièrement automatiques, une perspective technologique qui semble difficile à atteindre avant l'horizon 2030.
Il reste que ce type de véhicule ne devra pas seulement surmonter des obstacles technologiques mais également lever des barrières législatives et juridiques. En Europe par exemple, le cadre législatif impose au conducteur d'être, à chaque instant, "maître de son véhicule".
D'autres grands constructeurs mondiaux, comme le japonais Nissan ou encore l'allemand Daimler, travaillent également sur la conception de voitures autonomes mais ne prévoient pas de les commercialiser avant 2020.
Néanmoins, on trouve dès à présent, sur certains modèles haut de gamme, des technologies d'aide au stationnement, de freinage automatique ou encore de maintien d'une distance de sécurité qui préfigurent ce que seront les véhicules autonomes du futur.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash