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Vitamine D et polyarthrite rhumatoïde : le lien se confirme
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On sait que la vitamine D intervient de manière importante dans la régulation du métabolisme phosphocalcique. Cette vitamine qui se comporte comme une hormone sur le plan biologique interviendrait à des degrés divers et selon des mécanismes d’action inconnus dans diverses maladies chroniques.
Une étude de cohorte multicentrique française, du nom d’ESPOIR (Étude et Suivi des POlyarthrites Indifférenciées Récentes) en témoigne. Son objectif était de préciser les déterminants et les variables associés à la progression, la pathogénie et le pronostic de diverses polyarthrites indifférenciées, tout au moins à l’état basal. Parmi 813 patients atteints de ces affections, 645 présentaient un tableau clinique et biologique évocateur de PR débutante.
Dans tous ces cas, les taux sériques de 25-OH vitamine D ont été mesurés à l’état basal, de même que divers scores cliniques ou fonctionnels tels le DAS28-ESR (Disease Activity Score-28- European Society of Rheumatology), le HAD-DI (Health Assessment Questionnaire Disability Index) ou le mTSS (van der Heijde-modified total Sharp score). Autant d’éléments permettant d’apprécier l’évolutivité de la maladie et sa progression clinique ou radiographique, tout autant que son retentissement fonctionnel. Une analyse bivariée a été utilisée pour rechercher une association entre les taux sériques de vitamine D et la progression de la maladie en l’espace de 12 mois, d’un point de vue du handicap et sur le plan radiographique. Une analyse par régression logistique multiple pas à pas a complété cette approche pour préciser les relations indépendantes entre les variables de départ et l’évolution à 12 mois.
Trois groupes ont été constitués, selon les valeurs basales des taux sériques de vitamine D : le premier, avec déficit franc : <10 ng/ml ; le deuxième, avec une carence modérée : 10-30 ng/ml ; le troisième, avec un taux norma, ≥ 30 ng/ml. A l’état basal ; les scores mesurés par le DAS28-ESR et le HAQ-DI se sont avérés plus élevés dans le groupe 1, comparativement aux deux autres groupes combinés.
L’analyse multivariée a établi une association significative entre le déficit en vitamine D et la progression clinique à 6 et 12 mois et il en a été de même sur le plan radiographique dans le cadre d’une comparaison intergroupe. Il semble qu’un déficit avéré en vitamine D soit à même d’influer sur la sévérité et l’évolutivité d’une PR débutante, tant dans une approche transversale que longitudinale. En effet, ce déficit permettrait de prédire le handicap et la progression de la PR dans les 12 mois qui suivent sa constatation.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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- Publié dans : Biologie & Biochimie
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