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Une vaste étude confirme l’impact néfaste de la pollution sur la santé cognitive
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Cette méta-analyse, menée par une équipe de la Western University in London (Canada) conclut qu’une exposition plus élevée à un certain type de pollution liée au trafic et aux matières particulaires est bien liée à un risque accru de démence. Ces conclusions, publiées dans la revue Neurology confirment la nocivité des particules fines, PM2,5.
« Ces particules de moins de 2,5 microns de diamètre en suspension dans l'air sont déjà impliquées dans de nombreux effets nocifs de la pollution. « Alors que les gens vivent plus longtemps et que la prévalence des démences augmente, la compréhension et la détection des facteurs de risque évitables sont essentielles pour lutter contre ces maladies », rappelle l’auteur principal, le Docteur Ehsan Abolhasani, de l'Université Western. L'Environmental Pollution Agency (EPA) des États-Unis considère que des expositions annuelles moyennes jusqu'à 12 µg/m3 sont sans danger.
Il s’agit d’une méta-analyse de 17 études portant au total sur 91 millions de participants âgés de plus de 40 ans. 5,5 millions, soit 6 %, ont développé une démence. Les facteurs de confusion possibles ont été pris en compte dans l’analyse, soit l'âge, le sexe, le tabagisme et le niveau d’études des participants. Les chercheurs ont pris en compte les taux d'exposition à la pollution de l'air pour les personnes atteintes de démence et sans démence.
L’analyse confirme que les personnes qui ne développent pas de démence ont subi une exposition quotidienne moyenne aux particules fines polluantes atmosphériques inférieure à celle des personnes atteintes de démence. Le risque de démence augmente de 3 % pour chaque augmentation d'un microgramme par mètre cube (µg/m3) d'exposition aux particules fines.
Si cette méta-analyse ne prouve pas que la pollution de l'air cause la démence et ne montre qu'une association, elle engage néanmoins les personnes à réduire au maximum leur exposition et les politiques à limiter la pollution. En étant mieux sensibilisés à l’ensemble du spectre de risques associés, le public peut prendre des mesures comme utiliser de l'énergie durable, choisir de vivre dans des zones moins polluées et participer aussi à la réduction de la pollution liée au trafic.
Cette étude d’une ampleur sans précédent confirme pleinement les conclusions de l’étude française réalisée par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université de Rennes 1 et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), qui a montré, en mars 2022, qu’une exposition à des niveaux de dioxyde d’azote, de particules PM2,5 et de carbone suie, à des niveaux supérieurs aux normes fixées par l’OMS avait des conséquences directes sur les performance cognitives.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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