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Vaccination : le patch pourrait remplacer l'aiguille
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Des chercheurs américains ont montré sur des souris que la vaccination délivrée avec un patch est aussi efficace -voire plus- qu'avec la traditionnelle injection par seringue. Au-delà, un tel mode de vaccination résoudrait plusieurs problèmes logistiques inhérents à la vaccination de masse, notamment en cas de pandémie de grippe.
Certes, les aiguilles n'ont pas totalement disparu dans le patch mis au point par cette équipe du Georgia Tech d'Atlanta et de l'Emory University (États-Unis). Mais elles sont à peine visibles à l'oeil nu: elles ne mesurent que 650 micromètres (0,65 mm). Lorsque le patch -qui contenait 100 microaiguilles pour les souris- est appliqué sur la peau, les aiguilles en monomère (vinylpyrrolidone) se dissolvent et libèrent le vaccin qu'elles contiennent (cf la photo ci-contre montrant 3 étapes de la dissolution).
La peau étant riche en cellules impliquées dans la réponse immunitaire, c'est un site très intéressant pour la vaccination, précise Mark Prausnitz, l'un des auteurs de l'étude publiée cette semaine dans la revue Nature Medicine (AOP).
Les chercheurs ont comparé sur trois groupes de souris la vaccination antigrippale par patch et par injection intramusculaire classique (l'un des groupes recevait un patch avec des micro-aiguilles ne contenant pas de vaccin). Un mois après, toutes les souris ont été contaminées par le virus de la grippe et toutes les souris vaccinées ont échappée à la maladie. Les autres sont tombées malades.
Cependant, au cours d'un autre test qui consistait à attendre trois mois après la vaccination avant d'inoculer la grippe, les chercheurs ont observé une meilleure réponse immunitaire chez les souris vaccinées avec le patch par rapport à la piqûre. Elles ont plus efficacement éliminé le virus de leurs poumons, soulignent les chercheurs. Ils vont essayer de comprendre pourquoi la 'mémoire' immunitaire semble meilleure avec le patch qu'avec l'injection dans le muscle.
S'il pouvait un jour remplacer la piqûre, le patch faciliterait l'administration du vaccin et éviterait le problème de la gestion des aiguilles usagées. Il pourrait même, dans les pays où le matériel médical fait défaut, éviter la dangereuse réutilisation des seringues.
Avantage supplémentaire: il est plus facile à conserver car le vaccin fixé dans les microaiguilles est lyophilisé (on le congèle avant d'éliminer l'eau). Il faudra cependant encore plusieurs années de recherches et d'essais cliniques pour valider ce procédé innovant.
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- Publié dans : Médecine
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