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La thérapie génique s'aventure dans les artères
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La thérapie génique ouvre des perspectives insoupçonnées pour le traitement des affections cardio-vasculaires et permettra peut-être à terme d'éviter de nombreuses opérations, dont les pontages, selon des cardiologues réunis cette semaine à Dallas (Texas).Les recherches, ont souligné les spécialistes participant au congrès annuel de l'Association américaine de Cardiologie (AHA), portent désormais aussi bien sur la technique elle-même que sur les moyens de délivrer le nouveau matériel génétique au point précis à traiter. Différents essais cliniques ont ainsi déjà montré que la thérapie génique permettait aussi bien une revascularisation au niveau d'un vaisseau obstrué que le maintien en bon état d'un greffon. Le Pr Isner, du Centre médical St Elizabeth à Boston (Massachusetts), a traité de cette façon 16 patients souffrant d'athérosclérose, le bouchage d'un vaisseau : tous, sauf un, ont observé une amélioration "notoire" ou l'élimination de leurs douleurs abdominales après leur opération, et leur consommation de médicaments a diminué, a noté le Pr Isner. L'administration d'éléments génétiques spécifiques a permis la multiplication de vaisseaux sanguins permettant au sang d'irriguer le coeur malgré l'obturation d'une artère. Près de la moitié des malades (40 %) ont pu retrouver leurs capacités physiques normales. Le Pr Michael Mann, de la faculté de médecine de Harvard à Boston (Massachusetts), a pour sa part nettement diminué par traitement génétique les cas d'athérosclérose dans des vaisseaux sanguins greffés dans les jambes de malades. Sept mois après la thérapie, seulement 5 des 17 malades traités génétiquement, contre 10 de 16 patients non soignés de cette façon, souffraient d'obstruction de leurs greffons. Le Pr Peter Vale, du Centre médical St Elizabeth à Boston, a rapporté avoir empêché par ce type de soins une resténose, ou rebouchage des vaisseaux après leur élargissement pas angioplastie, dans l'artère fémorale de 14 sur 19 patients traités. Les recherches actuelles portent également sur la manière de délivrer le matériel génétique sur le site à soigner afin d'éviter une opération traumatisante. Le Pr Isner l'a injecté directement dans le muscle cardiaque, ce qui nécessite une incision. Mais ses prochains essais porteront sur la possibilité de l'amener sur place à l'aide d'un cathéter, une tige infiltrée dans un vaisseau sanguin. Le Pr Ronald Crystal, de l'Hôpital Presbytérien de New York, a indiqué avoir réussi pour sa part à utiliser un adénovirus, un virus du rhume rendu artificiellement inoffensif, pour déposer au niveau des artères coronariennes endommagées un matériel génétique permettant le développement de nouveaux vaisseaux.
(AFP/11/11/98)
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