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Une thérapie génique délivrée directement dans le cerveau
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Des chercheurs de l’Université de Californie San Francisco (UCSF) ont développé une thérapie génique « dirigée vers le cerveau », visant à améliorer « la fonction motrice et le bien-être général d’enfants atteints d’une maladie génétique rare » : le déficit en décarboxylase des acides aminés aromatiques (AADC).
Les enfants souffrant d’AADC sont « incapables de manger, de parler ou de marcher ». Leurs « voies neuronales » sont « fonctionnelles », mais ils ne produisent pas l’enzyme impliquée dans la synthèse des neurotransmetteurs, « en particulier de la dopamine, qui est une molécule essentielle permettant aux cellules du cerveau de communiquer ». On recense 135 personnes atteintes d’AADC dans le monde.
Les chercheurs de l’UCSF ont « mis au point une méthode permettant de délivrer une copie saine du gène responsable de l’AADC à des zones spécifiques du cerveau afin que les cellules fabriquent l’enzyme manquante ». En utilisant l’imagerie par résonance magnétique, ils ont guidé, « en temps réel », une aiguille qui délivre un « virus inoffensif », un adénovirus, « portant des copies saines du gène AADC, profondément dans le mésencéphale ».
Sept patients âgés de quatre à neuf ans ont été traités. Et « tous avaient retrouvé la capacité de produire de la dopamine », accompagnée d’une diminution de leurs symptômes. Un an après le début du traitement, « quatre enfants pouvaient s’asseoir de manière autonome, deux pouvaient marcher avec de l’aide et un pouvait parler avec un vocabulaire d’environ 50 mots ».
Un enfant ayant participé à l’essai clinique est « subitement mort » sept mois après le traitement. « Aucun lien n’est établi entre ce décès et le traitement administré » à ce stade. Son décès aurait été causé par « une autre maladie ». Selon le Docteur Toni Pearson, neurologue pédiatrique à la faculté de médecine de l’Université Washington à Saint-Louis, coauteur de l’étude, ces travaux ont permis « de voir qu’il n’y a pas de période critique au cours de laquelle le développement doit avoir lieu », au risque de voir disparaître cette capacité si ce n’est pas le cas. « Nous continuons à penser que plus le traitement sera précoce, plus les bénéfices potentiels seront importants », précise-t-elle. Mais « nous sommes en train de découvrir quelle est la fenêtre de plasticité qui permet de progresser ».
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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- Publié dans : Biologie & Biochimie
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