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Le sang serait un vecteur de transmission de la maladie de Creutzfeld-Jakob
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Des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), en collaboration avec l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, ont découvert que le sang des malades atteints par la forme sporadique de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), ainsi que par le nouveau variant de la MCJ, serait susceptible de permettre la transmission de la maladie.
La maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) est une maladie neurodégénérative qui se caractérise par l’accumulation de prions, un agent infectieux de nature protéique, dans les tissus cérébraux des patients atteints.
Actuellement, on connaît trois formes de cette infection : la forme familiale (origine génétique), la forme sporadique (origine inconnue) et la forme variante. Cette dernière a été identifiée en 1996 et est à l’origine de la crise de la vache folle. On sait également que la consommation d’aliments contenant l’agent responsable de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) peut, dans certains cas, provoquer cette pathologie.
Pour tenter de vérifier l'hypothèse selon laquelle le sang des malades atteints de MCJ est porteur d'infectiosité, les chercheurs ont injecté dans le cerveau de souris du sang prélevé sur des patients atteints de la MJC, quelle que soit sa forme.
Ces travaux ont ainsi pu montrer que dans le cas de la forme sporadique ou dans le cas du nouveau variant de la maladie, on observait bien une infection chez certains rongeurs, ce qui montre qu'il existe un risque de transmission inter-humaine par le biais des transfusions sanguines ou des greffes de moelle. Il faut enfin rappeler que, selon de récentes études britanniques, une personne sur 2000 pourrait être porteuse de cette maladie.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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