TIC
- Information et Communication
- Informatique
Linux est encore loin d'être polyvalent
- Tweeter
-
-
0 avis :
On estime actuellement à 15 millions d'ordinateurs le parc informatique équipé du système d'exploitation Linux, contre seulement 125000 machines en mai 1994. Malgré cette explosion spectaculaire, les développeurs qui travaillent sur le système ont tenu à signaler que Linux n'est pas encore capable de s'intégrer à tous les environnements parce qu'il souffre encore de grosses lacunes. Selon John Hall, directeur général de Linux International, qui s'exprimait lors de l'Open Source Forum cette semaine à Austin (Texas), l'architecture Linux n'est pas en mesure de fonctionner correctement au delà de quatre processeurs et bien qu'il soit stable, l'Unix libre ne peut pas encore garantir des services à haute disponibilité. Autre faiblesse, les utilisateurs ne peuvent pas ajouter de nouveaux processeurs à une architecture de serveurs en grappe (clusters) lorsque le système d'exploitation est en marche. Stuart Green, responsable de la société Tiger Testing, a pour sa part indiqué que l'OS ne devrait pas être déployé pour des applications critiques car il ne peut pas assumer une trop forte montée en charge, comme le font d'autres Unix tel Solaris de Sun. En outre, selon lui, les entreprises ou les organisations qui n'aiment pas le changement ou disposent de compétences limitées devraient éviter Linux qui reste difficile d'accès sur le plan technique. Derrière tous ces défauts de jeunesse se cachent bien sûr de nombreuses qualités. Concernant les niveaux de sécurité, les différentes distributions du système n'ont pas encore reçu le label C2 du gouvernement américain mais le fait que de nombreux fournisseurs de services Internet l'utilisent pour leurs sites Web laisse à penser que l'Unix libre est très sûr de ce point de vue. Pour David Sims, responsable technique IT chez Schlumberger, Linux est tout à fait adapté pour les serveurs Internet, les serveurs de fichiers ou d'impression. Selon lui, "les atouts de Linux sont ses capacités à travailler en réseau. Le fait qu'il puisse s'insérer dans la plupart des environnements et puisse être administré à distance, de telle manière que les utilisateurs peuvent centraliser leur administration est un point clé déterminant".
Network news : http://www.vnunet.fr/NN/index.htm
Noter cet article :
Vous serez certainement intéressé par ces articles :
Les skyrmions pourraient décupler la vitesse des ordinateurs
Selon une étude du CNRS, les ordinateurs de demain pourraient aller 10 fois plus vite grâce aux skyrmions. Ces recherches menées par le scientifique Olivier Boulle montrent comment les skyrmions ...
Google a développé une IA qui pourrait anticiper les catastrophes climatiques
Google annonce avoir développé sa propre IA dédiée au climat, baptisée SEEDS (pour “Scalable Ensemble Envelope Diffusion Sampler”). Google explique que SEEDS est un modèle capable de générer une ...
L'ordinateur quantique franchit la barre des 1000 qbits
Les chercheurs de la TU Darmstadt ont franchi une nouvelle étape vers un ordinateur quantique opérationnel en atteignant le seuil des 1000 qbits. Les processeurs quantiques basés sur des réseaux ...
Recommander cet article :
- Nombre de consultations : 152
- Publié dans : Informatique
- Partager :