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L'ARN observée en temps réel
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Pour la première fois, des chercheurs du Berkeley National Laboratory, ont observé le travail de l'ARN polymérase en temps réel. Cette enzyme a pour fonction de transcrire l'ADN contenu dans le noyau de la cellule en ARN messager (ARNm). Ce dernier quitte ensuite le noyau et rejoint le cytoplasme où se déroule l'assemblage des protéines. Plusieurs études passées ont montré que cette transcription est discontinue. L'ARN polymérase peut s'arrêter pendant parfois minutes, puis reprendre l'élongation du brin d'ARN à partir des bases. Cependant, jamais une équipe n'avait réussi à suivre le travail d'une seule enzyme. En observant la transcription d'un brin d'ADN de plus de mille paires de bases en temps réel, Carlos Bustamante et ses collègues ont pu déterminer la dynamique de l'ARN polymérase. "Les molécules possèdent un degré de transcription intrinsèque", expliquent-ils dans leur article publié dans Science. "Les pauses ou les arrêts définitifs sont propres à chacune d'entre elles." En particulier, les chercheurs ont constaté que les variations dans la vitesse de transcription ne dépendent pas de l'emplacement sur l'ADN mais bien de l'ARN polymérase elle-même. Les molécules qui transcrivent rapidement sont également moins sujettes aux pauses que leurs consoeurs plus lentes. Pour les auteurs des travaux, cela suggère qu'il existe une "compétition cinétique" entre la transcription et les pauses. Ces dernières pourraient alors traduire plus qu'un simple temps mort dans le processus d'élongation de l'ARNm. Les chercheurs américains estiment enfin que d'autres molécules pourraient jouer un rôle sur la conformation de l'ARN polymérase, la rendant plus ou moins rapide. Reste à trouver ce nouveau système de régulation de la transcription de l'ADN.
Info science : http://www.infoscience.fr/breves/breves.php3
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- Publié dans : Médecine
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