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Les effets néfastes de la pollution se transmettent aux générations futures…
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On sait que la pollution est devenue l'une des premières causes mondiales de mortalité : selon le journal "Lancet", elle provoquerait au moins 9 millions de décès annuels.
Il faut méditer les résultats d’une étude canadienne sur la qualité de l’air qui nous entoure. Ces chercheurs ont en effet enfermé, pendant 10 semaines, des souris dans des cages posées près d’une autoroute.
Ces rats des villes étaient soumis ainsi à une très forte concentration de poussières d’hydrocarbures particulières que l’on sait très cancérigènes. Les chercheurs canadiens ont alors regardé la qualité de ce que l’on a de plus précieux : le patrimoine génétique, l’ADN. Dans le lot de souris des autoroutes, les taux de mutation de l’ADN étaient 2 fois plus élevés que ceux de souris des champs ; et ces mutations ont été transmises à leur descendance.
Cependant, et c’est le seul élément rassurant de cette étude, elles ne provoquent pas chez les souriceaux de maladies ou de déformations évidentes, seul l’ADN a muté.
La conclusion des Canadiens est quand même sans appel : « Les particules aériennes causent des changements génétiques qui peuvent passer d’une génération à l’autre ».
Les risques de cancérogénicité de la pollution pour l’homme et l’animal sont fortement confortés par un grand nombre de données scientifiques variées.
Des études portant sur des individus exposés, par leur travail, à la pollution atmosphérique, ont montré, par rapport à des témoins, des fréquences accrues d’aberrations chromosomiques. L’exposition à la pollution atmosphérique dans l’environnement professionnel ou dans des milieux urbains et industriels est également associée à des changements dans l’expression des gènes impliqués dans les lésions et la réparation de l’ADN.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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