Découverte des mécanismes d'activation de la production d'anticorps par les cellules immunitaires
Des chercheurs du Centre d'études des signaux biologiques BIOSS à Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg)
Afin de comprendre comment les BCR peuvent être activés par tous les antigènes, Jianying Yang et Michael Reth ont "copié" le BCR de souris dans des cellules de mouches (drosophiles) par des méthodes de biologie synthétique. Ils ont remarqué que les BCR de lymphocytes B non-activés sont structurés en multimères, complexes denses de monomères, qui empêchent l'activation des signaux responsables de la réponse immunitaire. Le contact de la cellule avec un antigène provoque la dissociation des multimères et déclenche ainsi la transmission du signal. Le procédé de dissociation est indépendant de la structure de l'antigène, et explique comment les BCR peuvent être activés par des milliers d'antigènes différents.
Ce nouveau modèle d'activation des BCR pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de l'hyperactivité du système immunitaire, impliquée dans l'apparition de tumeurs des lymphocytes B, comme les leucémies et les lymphomes. A plus long terme, ces travaux pourraient ouvrir éventuellement de nouvelles perspectives de traitement ou de vaccins contre ces cancers.
[BE">1] ont découvert des mécanismes qui activent la production d'anticorps par le système immunitaire. Ces résultats ont été publiés en ligne dans la revue Nature le 5 septembre 2010 .
Les cellules du système immunitaire sont activées par l'intermédiaire des molécules-récepteurs présentes à la surface de ces cellules. En général, chaque récepteur est spécifique à une molécule particulière, comme une serrure et sa clef. Certaines cellules immunitaires, les lymphocytes B, ont pour rôle de déclencher la production d'anticorps quand elles détectent la présence d'antigènes, c'est-à-dire de cellules étrangères, virus ou molécules bactériennes. Pour cela, elles présentent à leur surface jusqu'à 120.000 récepteurs, les "récepteurs antigéniques des cellules B" (BCR), dont les mécanismes sont encore à élucider.
Afin de comprendre comment les BCR peuvent être activés par tous les antigènes, Jianying Yang et Michael Reth ont "copié" le BCR de souris dans des cellules de mouches (drosophiles) par des méthodes de biologie synthétique. Ils ont remarqué que les BCR de lymphocytes B non-activés sont structurés en multimères, complexes denses de monomères, qui empêchent l'activation des signaux responsables de la réponse immunitaire. Le contact de la cellule avec un antigène provoque la dissociation des multimères et déclenche ainsi la transmission du signal. Le procédé de dissociation est indépendant de la structure de l'antigène, et explique comment les BCR peuvent être activés par des milliers d'antigènes différents.
Ce nouveau modèle d'activation des BCR pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de l'hyperactivité du système immunitaire, impliquée dans l'apparition de tumeurs des lymphocytes B, comme les leucémies et les lymphomes. A plus long terme, ces travaux pourraient ouvrir éventuellement de nouvelles perspectives de traitement ou de vaccins contre ces cancers.
[BE
Noter cet article :
Vous serez certainement intéressé par ces articles :
L’espérance de vie à l’échelle mondiale a augmenté de 6,2 ans depuis l’année 1990. En cause, principalement, la réduction du nombre de décès causés par des infections respiratoires, des accidents ...
La recherche, menée sur des souris, montre comment ces minuscules nanomachines sont propulsées par l’urée présente dans l’urine et ciblent précisément la tumeur, en l’attaquant avec un radio-isotope ...
Le Docteur Antoine Hollebecque, cancérologue à l'institut Gustave Roussy, souligne qu’entre « 1990 et 2023, le nombre de cancers du pancréas a été multiplié par quatre. Selon certaines estimations, ...
Recommander cet article :
-
Nombre de consultations :
172
-
Publié dans :
Médecine
-
Partager :