Vivant
- Santé, Médecine et Sciences du Vivant
- Neurosciences & Sciences cognitives
Les corbeaux calédoniens capables de fabriquer des objets complexes
- Tweeter
-
-
2 avis :
Une équipe de chercheurs de l’Institut d’ornithologie Max Planck de Seewiesen et de l’Université d’Oxford a observé pour la première fois chez une espèce de corbeaux la capacité de fabriquer des objets complexes composés de plusieurs parties.
En dehors des humains, seules quelques espèces de grands primates montrent des capacités similaires d’innovation à partir d’instruments simples. Alors que ces primates étaient élevés en captivité et entraînés à l’assemblage de pièces pour former un outil complexe, les corbeaux étudiés sont parvenus à emboîter plusieurs branches courtes afin d’obtenir un outil assez long pour atteindre leur nourriture.
Le corbeau calédonien, qui utilise fréquemment des outils à l’état sauvage, avait déjà montré qu’il pouvait altérer un objet pour le rendre plus performant en déformant une tige afin de former un crochet.
La construction d’outils à partir de pièces inutilisables seules est souvent rapprochée chez l’homme de sa capacité de planification et d’anticipation des propriétés d’un objet avant sa création. Selon Auguste Von Bayer de l’Institut d’Ornithologie Max Planck, « Cette découverte est remarquable car les corbeaux n’ont reçu aucune aide ou entraînement pour réaliser ces combinaisons, ils les ont comprises seuls ». Les résultats de cette recherche ne s’expliquent donc pas par un apprentissage direct de la part des corbeaux mais viennent confirmer leur capacité de résolution spontanée de problèmes.
Mais le raisonnement cognitif des corbeaux calédoniens reste encore incertain. « Il est possible qu’ils aient recours à une forme de simulation virtuelle du problème, comme si les différentes actions possibles étaient jouées dans leur cerveau jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution viable et la mettent en œuvre.
Des processus similaires, dérivés de l’intelligence artificielle sont implantés dans des robots afin de mieux comprendre les animaux et de découvrir des moyens de construire des machines capables de résoudre de manière autonome et créative de nouveaux problèmes », selon Alex Kecenick de l’Université d’Oxford.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
Noter cet article :
Vous serez certainement intéressé par ces articles :
La vitesse de la parole serait un bon indicateur de la santé cérébrale...
Selon une étude réalisée une équipe du Baycrest Centre for Geriatric Care (Toronto), de la même façon que la vitesse de marche peut être un indicateur de forme physique, la vitesse de la parole ...
La stimulation cérébrale à domicile aide à traiter la dépression
Un essai clinique à distance, piloté par l'université Ludwig Maximilian de Munich, impliquant plus de 150 personnes, a montré qu'un traitement expérimental contre la dépression — qui utilise un ...
Edito : Alzheimer : le grand tournant thérapeutique...et préventif
CAMPAGNE de DONS Total des dons reçus depuis le début de la campagne : 6.122,00 € ...
Recommander cet article :
- Nombre de consultations : 0
- Publié dans : Neurosciences & Sciences cognitives
- Partager :