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Comprendre la neuroinflammation pour mieux traiter les maladies du cerveau
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Plusieurs travaux récents ont montré que la neuroinflammation joue un rôle dans le développement et l’évolution de plusieurs maladies neurodégénératives telles que l’Alzheimer et le Parkinson. Cette fois, une étude réalisée conjointement par Pfizer et la société canadienne Imeka, et présentée à l'occasion de la rencontre annuelle de l’International Society for Magnetic Resonance in Medecine de Paris, a montré qu'il était possible de mesurer le degré de neuroinflammation en évaluant la quantité d’eau libre dans la matière blanche du cerveau, qui est presque nulle en temps normal.
Dans le cadre du projet de recherche dirigé par Matthieu Dumont, scientifique des données chez Imeka, l’entreprise sherbrookoise a quantifié l’eau libre dans les images provenant d’IRM de diffusion de 212 personnes âgées classées dans trois groupes. Dans le premier groupe, il n’y avait aucune perte de cognition. Dans la seconde, il y avait une perte modérée de cognition. Et finalement dans le troisième, il y avait la présence de la maladie d’Alzheimer.
L’imagerie par résonance magnétique permet à Imeka de mesurer la quantité d’eau libre dans la matière blanche du cerveau. Les résultats ont démontré que la quantité d’eau libre dans la matière blanche est la plus élevée chez les personnes souffrant d’Alzheimer, suivies de celles qui souffrent de perte modérée de cognition et enfin celles qui n’ont aucune perte de cognition.
« Ces résultats sont très prometteurs, car ils démontrent le potentiel de la technologie d’Imeka pour quantifier la neuroinflammation. Notre technologie pourra être utilisée à l’avenir pour aider au diagnostic et au développement de traitements pour une grande variété de maladies neurodégénératives », soutient Maxime Descoteaux, directeur scientifique chez Imeka et professeur-chercheur au département d’informatique à l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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