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Les cancers du sein et de la vessie vont être mieux identifiés
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Etablir la ''carte d'identité'' de chaque tumeur cancéreuse et développer de nouveaux médicaments, tel est l'espoir que caressent de nombreux chercheurs qui espérent, à terme, proposer à chaque patient un traitement ''sur mesure'', tenant compte d'un grand nombre de paramètres. Un contrat de partenariat de recherche a été signé mardi entre l'Institut Curie, à Paris, et le groupe pharmaceutique AstraZenaca. Il devrait notamment permettre d'établir la ''carte d'identité'' des tumeurs du sein et de celles de la vessie, et d'améliorer leur diagnostic et leur traitement. D'un montant de neuf millions de ff, ce contrat de trois ans concerne l'équipe ''Morphogenèse cellulaire et progression tumorale'', conduite par Jean-Paul Thiery, biologiste cellulaire (CNRS/Institut Curie), en collaboration avec l'hôpital public. En France, chaque année, 150.000 personnes meurent d'un cancer. ''Les traitements ne sont pas efficaces, parce que les cellules cancéreuses deviennent résistantes, notamment à la chimiothérapie. Elles y résistent mieux que les cellules normales'', a expliqué à l'Associated Press Jean-Paul Thiery. Les chercheurs n'ont pas les moyens aujourd'hui de le savoir avant d'avoir traité les patients. Or ces traitements sont lourds, voire dévastateurs. D'où l'importance de trouver des méthodes d'analyse des tumeurs plus affinées. Tout comme la cellule normale, la cellule cancéreuse possède du matériel génétique. Ce matériel peut être identifié. Dès 2001, la connaissance du génome humain sera probablement assez avancée pour avoir une bonne estimation du nombre réel de gènes constituant le patrimoine génétique. Les chercheurs pourront disposer, à court terme, de ''puces à ADN'' permettant un analyse simultanée de 10.000 à 30.000 gènes. ''Nous pourrons ainsi repérer les gènes tumoraux de mauvais pronostic, ou ceux qui provoquent une résistance aux différents traitements'', souligne Jean-Paul Thiery. Il est prévu, dans un délai de trois à cinq ans, d'établir un profil particulier génétique de chaque type de tumeur du sein. ''Certaines de ces tumeurs tuent en deux ans, d'autres évoluent en quinze ans ou guérissent'', rappelle Jean-Paul Thiery, qui collabore déjà avec le service d'urologie de l'hôpital Henri Mondor à Créteil, pour analyser de façon comparative les tumeurs de la vessie superficielles et invasives. Pour permettre aux industriels de la pharmacie de mettre au point de nouvelles molécules efficaces, les chercheurs ont aussi pour objectif d'''identifier de nouvelles cibles tumorales'', notamment des enzymes impliquées dans les processus cancéreux.
AP : http://fr.news.yahoo.com/001205/5/rmu0.html
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- Publié dans : Médecine
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