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Cancer des os de l'enfant : un nouveau traitement prometteur
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Chez l'enfant et l'adolescent, les cancers osseux primitifs restent difficiles à traiter, avec une survie à 5 ans entre 50 et 70 % dans les formes localisées.
L'une des caractéristiques de cette pathologie est la dérégulation des ostéoclastes et des ostéoblastes qui s'entretient et se développe dans un véritable "cercle vicieux". Mais une équipe de chercheurs français de l'Inserm (Unité 957), dirigée par François Lamoureux, vient de montrer qu'on pouvait rompre cette spirale infernale et allonger la durée de vie dans le modèle animal, en prenant pour cible thérapeutique le régulateur de transcription BRD4.
Ces recherches ont montré que les ostéoclastes produisent des facteurs de croissance TGF ß et IGF 1 qui vont stimuler la prolifération des cellules tumorales. En retour, ces dernières vont produire d’autres facteurs de croissance, RANKL, BMP et VEGF qui favorisent à leur tour la différenciation des ostéoclastes et des ostéoblastes. Résultat de cette boucle amplificatrice : la tumeur va dégrader l’os puis stimuler la formation d’os de manière anarchique.
Mais en bloquant l'action du régulateur BRD4 à l'aide d'un triazolothienodiazepine, l’équipe de François Lamoureux a réussi à maintenir en vie pendant 40 jours, contre 32 jours en temps normal, un groupe de huit souris présentant un cancer des os. « Nous avons dû les tuer au bout de 40 jours pour procéder à des analyses, mais il est possible qu’elles seraient restées en vie beaucoup plus longtemps », précise François Lamoureux.
Ce nouveau traitement, en combinaison avec la chimiothérapie, pourrait améliorer l'efficacité de cette dernière en réduisant la formation d' excroissances osseuses entourant la tumeur. En outre, ces inhibiteurs de BRD4 pourraient également être utilisés contre d'autres types de cancer.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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