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Les astrocytes auraient permis l'évolution cérébrale unique de l'espèce humaine

En étudiant 88.047 cellules cérébrales de 422 échantillons de 33 zones du cerveau, une équipe internationale de recherche en est arrivée à la conclusion que les oligodendrocytes et les astrocytes, deux types de cellules nerveuses, apparaissent comme des clés de l’évolution de notre cerveau. En réalisant une cartographie au niveau unicellulaire des gènes du cerveau chez l'homme et d'autres primates, ces scientifiques démontrent dans la revue Genome Research, que les oligodendrocytes et les astrocytes ont en effet beaucoup plus évolué chez l’Homme que les neurones et en comparaison avec nos cousins primates.

Si le cerveau humain est incroyablement complexe, et son évolution est un sujet de recherche de toujours, identifier les changements évolutifs les plus importants qui caractérisent le cerveau de l’homme moderne de celui de nos ancêtres, et rendent les humains si différents des autres espèces, contribue à expliquer notre humanité.

Ce consortium de recherche international (Russie, Chine, Allemagne et Suisse) a procédé à l’étude génomique de 422 échantillons de cerveau prélevés dans 33 régions cérébrales différentes chez l'homme, les chimpanzés, les macaques et les bonobos. Les scientifiques ont examiné l'expression des gènes en se concentrant sur le fonctionnement de gènes spécifiques dans ces régions et ont analysé un total de 88.047 cellules cérébrales individuelles en utilisant une méthode d’analyse monocellulaire. L'étude a permis d'identifier les régions du cerveau qui sont les plus distinctives et caractéristiques chez l'homme et, qui, par conséquent, suivent une évolution plus rapide.

Ces zones comprennent le cortex cérébral, l'hypothalamus et la matière grise et la substance blanche cérébelleuse. Autre conclusion majeure, les oligodendrocytes et les astrocytes, notamment, présentent plus de différences dans la lignée évolutive humaine que les neurones par rapport à des cellules similaires chez les primates.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Genome Research

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