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Après les puces à ADN, les puces à protéines
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Les puces à ADN permettent d'étudier en une seule analyse le profil d'expression des différents ARN messagers d'une cellule. Cette technique a été reprise dans la création des "puces à protéines", permettant ainsi d'étudier rapidement les interactions entre les protéines. Gavin MacBeath et Stuart Schreiber (Université d'Harvard) présentent leur "puce à protéines" dans le dernier numéro de Science. Le principe de ces puces à ADN également dénommées "DNA-chips" est de fixer sur une surface réduite un nombre très important d'oligonucléotides connus. Une fois fixées, ces sondes peuvent interagir avec des ARNm cellulaires (par hybridation). La détection de cette interaction permet alors de connaître exactement les différents ARN exprimés dans un type cellulaire précis. Cette technique connaît actuellement un intérêt grandissant notamment en oncologie : elle permet d'éditer un profil d'expression spécifique des cellules tumorales et donc d'identifier les gènes impliqués dans les processus de tumorisation ou de métastase. La technique des biopuces pourrait de la même façon faciliter l'étude des interactions entre les protéines. La puce à protéines développée par MacBeath et al se compose d'une série d'environ 10.000 spots de protéines déposés par un robot sur une plaque de verre. Chaque spot mesure 150 à 200 µm de diamètre, ce qui représente 1.600 spots par cm2. Leur technique assure la conservation de l'activité biologique des protéines déposées. Les chercheurs montrent que leur puce assure l'identification de 3 types d'interactions : protéine-protéine, enzyme-substrat et protéine-petite molécule. Les scientifiques soulignent que la mise en place de cette technique reste à la portée de tout laboratoire de recherche et ne demande pas d'investissement démesuré. Selon eux, cette technique de puce à ADN devrait accélérer l'identification des interactions entre les protéines au sein d'une cellule.
Caducée : http://www.caducee.net/
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- Publié dans : Médecine
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