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Les 100 gènes qui font notre mémoire...
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une équipe de l’Université du Texas Southwestern a identifié plus de 100 gènes importants pour la mémoire chez les humains. Ces travaux précident, pour la première fois, les liens entre les données génétiques et l’activité cérébrale pendant le traitement de la mémoire.
"Nos recherches ont permis de franchir un nouveau pas vers la compréhension des mécanismes moléculaires de soutien de la mémoire humaine et nous serons bientôt en mesure d’utiliser ces données pour traiter les différents types de troubles cognitifs", explique le Docteurr Genevieve Konopka, de l’UT Southwestern.
Ce nouveau défi est en effet aujourd’hui possible grâce aux progrès du génotypage, moins coûteux et plus facile, à l’accès à des bases de données de plus en plus larges d’imagerie cérébrale et à la généralisation de collaborations internationales de grande envergure.
Il s’agit en effet de combiner plusieurs expertises, les neurosciences cognitives et la génétique notamment et selon différentes méthodologies : par exemple, rechercher des différences neuronales chez les patients atteints de troubles du développement associés à certaines variantes génétiques et les comparer à un groupe témoin. Comparer l’anatomie et la fonction du cerveau chez des jumeaux identiques ou dizygotes. Ou encore rechercher des modèles d’expression génique à travers le cortex puis relier les modèles observés à d’autres données sur l’architecture du cerveau…
Ces travaux ont ainsi cherché à identifier les gènes importants de la "cognition normale" couvrant les fonctions d’apprentissage et de la mémoire. De précédentes études ont déjà suggéré que l’expression et certains groupes de gènes sont modifiés chez les sujets à déficits cognitifs, les chercheurs ont utilisé deux ensembles de données, des données d’ARN issues de tissu cérébral post-mortem et des données d’EEG intracrânien de patients épileptiques effectuant une tâche de mémoire épisodique.
Alors que les sujets souffraient tous d’épilepsie, les chercheurs ont pris de nombreuses précautions pour inclure les données intracrâniennes non affectées par l’activité épileptique. Les gènes identifiés sont donc généralisables à la population (non épileptique).
Les gènes identifiés par les chercheurs comme étant importants pour la mémoire humaine s’avèrent bien distincts des gènes précédemment corrélés avec d’autres types de traitement cognitif ou avec l’état de repos. Les plus de 100 gènes identifiés "se chevauchent" également avec plusieurs gènes associés à l’autisme. Selon l’équipe, c’est donc bien une fenêtre dans les voies moléculaires de la fonction de la mémoire normale qui vient d’être ouverte avec, de plus, des cibles moléculaires contre l’autisme.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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