Forêt amazonienne : 1% des espèces d'arbres stockent la moitié du carbone !
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L’Amazonie représente l'écosystème le plus vaste et le plus diversifié de la planète et la compréhension du cycle du carbone dans cette forêt est un enjeu scientifiqe majeur. Grâce à la photosynthèse, les arbres produisent des sucres à partir du CO2, de la lumière et de l’eau et une partie est stockée sous forme de bois. La forêt amazonienne joue ainsi un rôle de puits de carbone atmosphérique, aidant à limiter l’impact du réchauffement global.
Les scientifiques de Rainfor, réseau de chercheurs sud-américains et européens dédié au suivi des forêts amazoniennes (dont des chercheurs de l’Inra, du CNRS et du Cirad pour la France) ont cherché à estimer la contribution des différentes espèces. Ces chercheurs ont analysé les données issues de plus de 500 parcelles réparties sur l'ensemble du territoire amazonien, soit au total 200 000 arbres appartenant à 3.600 espèces.
L’objectif de cette étude était d’explorer si l’hyperdominance de certaines espèces (c’est-à-dire la forte représentation d’un petit nombre d’espèces) est liée au cycle du carbone et de quelle manière. Les auteurs ont montré, en effet, que la contribution au stockage du carbone et à la production de biomasse était concentrée chez un petit nombre d’espèces d’arbres. Ainsi, 1 % des espèces d’arbres sont responsables de la moitié de la croissance et du stockage du carbone de l’ensemble de l’Amazonie.
Un exemple frappant illustre ce phénomène : le Bertholletia excelsa, ou noyer du Brésil, représente moins d’un arbre pour mille en Amazonie, mais se place au troisième rang des espèces pour le stockage du carbone et en quatrième position pour la vitesse de croissance. Cette découverte qu’une infime fraction d’espèces d’arbres contribue à la majorité de la biomasse pourrait aider les scientifiques à prédire le comportement des forêts humides tropicales dans le contexte du changement climatique.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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- Publié dans : Climat
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Jack Teste-Sert
27/05/2016Il faut vite tester ces espèces dévoreuses de CO2 en AAA-fric et en tout désert ou terres arides ! Attendre plus longtemps c'est... OOO'dieux !